Merci les z'amis!
Prochain article promis...
Je vous écris depuis le monastère de San Piedra qui se situe au milieu d’un parc naturel magnifique, l’Alto Tiejo, entre Madrid et Zaragoza. Ce monastère est entouré de belles cascades qui peuvent se visiter… mais un peu cher à mon goût !!
Je préfère profiter du parc naturel… Ici, Pierre-Matthieu, on se croirait à l’éco-center de Belli en Croatie : un grand nombre vautours planent majestueusement entre les falaises comme pour nous rappeler qu’il sont les maîtres tout puissant de ces lieux. Je me suis arrêté pour vous attraper quelques clichés mais, même si par leur taille ces oiseaux paraissent nous passer juste au dessus de la tête, ils sont souvent un peu loin pour rentrer « nettement » dans la petite boite… à part quand, après un peu de grimpette, je vais les dénicher dans les hauteurs… mais là, difficile de lâcher prise pour prendre une photo, donc souvenirs… dans la tête et que la mienne! Au décollage, le bruit de leurs ailes est impressionnant, on croirait entendre un vent très fort à travers les branches d’un arbre. Je suis resté un long moment à les observer et, Pim tu me reprends si je me trompe, mais ils semble que pour ralentir leur vol, ils sortent leur pattes telles des aérofreins et se mettent ensuite à tourner lentement et indéfiniment, la tête orientée vers le sol pour scruter la moindre charogne à se mettre sous la dent. Lorsqu’ils veulent se poser, ils piquent droit sur la falaise, une dizaine de mètres en dessous de leur niche. Au dernier moment, dans un bruit de vent fort, ils remontent au ras de la falaise, leur vol est ainsi freiné net et cette grosse masse se pose tout en douceur. Enfin, avec beaucoup élégance, ils replient lentement leurs grandes ailes. Bref, petite heure sympathique au milieu des vautours dans les hauteurs de belles falaises rouges et jaunes (et un peu grises aussi !)
Je n’ai pas pu faire mieux !
Bon, pour vous faire un petit retour en arrière sur les derniers jours : j’ai passé la soirée de jeudi soir à Madrid, en compagnie de Samuel. Sam, tout jeune ergo ici à Madrid (une semaine d’ancienneté SVP…) m’a fait découvrir quelques petits endroits festifs de Madrid, une première bière ici (oui une bière !) accompagnée bien sur de quelques petites spécialités du coin… suivi d’un petit vin doux par là, et puis, un autre par là… bref, nous avons pratiqué le rituel de Madrid, à savoir changer de bar régulièrement, mais toujours sûrement et dignement. Enfin, nous avons rejoint les colloques de Sam dans un autre petit bar au pied de leur immeuble pour trinquer à l’occasion de l’anniversaire de l’une d’entre eux. Retour à l’appart, au passage superbement bien situé (a bon entendeur…), pour encore un peu de bavardage accompagné d’un peu de maintenance informatique et hop… bye-bye, je reviendrais TIP-TOP, merci Zamou le roux !
Zamou, t’es bô!
Il est un peu tard, mais cap sur Pozuelo pour dormir : lieu de rdv avec Adé et Sandrine le lendemain matin.
Vendredi matin, voilà mes deux championnes de la 4L, en uniforme dans leurs blousons brodés « TOTAL 4L TROPHY 2007 » et leurs sun-glasses… Attention les miss. Hum hum, je fais un peu tâche avec ma vieille barbe mal taillée… Mais finalement, comme le dit François, elles le font sûrement un peu aussi dans leur 4L tachée !
Bref, on fait rapidement un tour mécanique de leur monture bien chargée, qui avec 4 ailes est forcement deux fois plus majestueuse que ces minables vautours ! Quel bonheur de se croiser ici, à quelques km de Madrid et de voir que ces deux là dominent largement la situation et l’aventure dans laquelle elles se sont lancée il y a plus de 6 mois! Croyez-moi, de belles choses les attendent au Maroc, mais pas la moindre place pour moi dans cette 4L, bordelaise d’origine, il faut le dire ! Allez, on se suit pour une ou deux petites photos et voilà, elles partent, je rentre !
Je fuie Madrid et son vacarme assez rapidement : même combat que pour Séville, ce n’est pas loin, j’y reviendrais mais en période touristique ! Me voilà donc sur une petite route qui devrait me permettre de rejoindre tranquillement Zaragoza en m’offrant des paysages sympathiques… mais les premiers 50 km sont très décevants… j’ai peur !
Ouf, voilà quelques chose qui va me faire oublier ce cadre un peu en dessous de mes attentes : Antoine, mon cher cousin, mais surtout mon bon vieux colloque, figures-toi que je viens de faire une triste rechute dans le processus de guérison de cette grave maladie que nous avons tous les deux contracté dans le quartier Saint Michel à Bordeaux… « la récupérite aigue »… Et oui, sur le bord de la route, des meubles abandonnés… Bref, telle l’odeur de la cigarette pour celui qui essaie de ne plus toucher au tabac, me voilà en train de charger le master de ces quelques meubles, très moches mais au combien solides, dans le but d’améliorer nettement le confort de ma maison roulante ! Quel bonheur, les conserves dans un placard, les outils dans un autre, et le linge dans le troisième… Un peu d’ergonomie et mon espace de vie prend sacrement du grade ! Vous n’êtes pas près de me revoir !
Voilà a peu près de loin ce que ça donne par la porte coulissante arrière droite ! Celle qui était condamnée.
Allez c’est repartis, le cœur joyeux, mais le master… un peu plus lourd ! Finalement, ce n’est pas si mal, il rebondit un peu moins… Je commence alors à entrer dans des paysages de basse montagne où les conifères en tous genres font leur apparition. La route monte, descend, puis tourne en remontant… ça y est, ça me plait, je coupe la montagne, puis je passe dedans et ça grimpouille tranquillement, mais sûrement.
Ce n’est pas la saison, mais des panneaux indiquent le risque de neige, de verglas… moi, je suis t-shirt ! Tiens d’ailleurs un brin de toilette un peu à l’écart et sous le soleil fait le plus grand bien ! Je fais encore quelques km et me voilà au milieu des falaises dans le pays des petites maisons en ruines accrochées à la roche. Ici, je passerais la nuit… sous la pluie !
Ce matin, samedi, un peu de remaniement ergonomico-ingenieu dans ma nouvelle maison pour empêcher le claquement des portes de mes nouveaux placards et répartir les charges… Et puis en route sur cette belle route pas très large et très sinueuse qui traverse le parc naturel du Haut Tiejo. Particularité de la journée, je me serais arrêté a peu près toutes les 10-15 mn pour faire des photos… autant vous dire que c’est super beau et que je n’avance pas très vite ! J’ai aussi eu la chance de voir des biches, des cerfs, des taureaux, des vaches, des incendies, des limitations de vitesse, des stops… et oui, malheureusement, je ne vous parle que des panneaux ! Pas de chance, effectivement, à part les vautours, je n’aurais vu des bêbêtes que sur les panneaux de signalisation ! A croire qu’ils aient pris pour eux ses panneaux comme étant des zones où ils n’étaient pas les bienvenus !
Magnifique cerf vu sur la route aujourd’hui (je vous épargne les biches, taureaux et vaches !)
Cette dernière photo de ma journée est une dédicace spéciale aux étudiants IUP Ergo avec qui j’étais en deug… Enigme : pourquoi cette dédicace ? allez, faites chauffer la mémoire ce n’est pas si vieux !
Et voila le ramassage des olives! Envideo!!! SVP!
Et la, je vous propose une petite visite de la medina de Tatouan
Et maintenat, un peu de vie aux belles photos Andalouse!
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